Effectuer une recherche sur le site

A propos

L'enjeu de réduction de l'artificialisation des sols

Même s’ils semblent couvrir de vastes surfaces, les espaces naturels, agricoles et forestiers de nos territoires, continuent à diminuer à un rythme trop important. Cette réduction est préjudiciable à la biodiversité, au climat et à la vie terrestre en général. En France comme dans d’autres pays, du fait de l'étalement de notre urbanisation et de nos infrastructures, l'artificialisation des sols augmente. Ce phénomène consiste à transformer un sol naturel, agricole ou forestier, par des opérations d’aménagement pouvant entraîner une imperméabilisation partielle ou totale, afin de les affecter notamment à des fonctions urbaines ou de transport (habitat, activités, commerces, infrastructures, équipements publics…). Cet étalement de l'urbanisation réduit la capacité des terres agricoles à nous nourrir, augmente les distances parcourues lors de nos déplacements individuels, accroît les dépenses liées aux réseaux (routes, électricité, assainissement...) et par voie de conséquence accélère la perte de biodiversité, contribue au réchauffement climatique et amplifie les risques d'inondations. De ce fait, nous devons apporter la plus grande vigilance à notre mode d'urbanisation, afin qu'il consomme moins de terres naturelles, agricoles et forestières, qu'il privilégie dans la mesure du possible la réutilisation de secteurs déjà urbanisés (logements vacants, friches industrielles ou commerciales ...) et qu’il favorise la conception et la construction d'opérations un peu plus compactes intégrant des espaces verts.

Ainsi, le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, a fait de la lutte contre l’artificialisation des sols un axe majeur du plan national pour la biodiversité #Biodiv2020. L’objectif « zéro artificialisation nette » à terme a été fixé par le Président de la République dès le début du quinquennat.

La mise en place d'un observatoire

Pour nous aider à comprendre ce phénomène et mieux prendre conscience de ces enjeux qui nous concerne tous, l'Etat met à disposition un observatoire. Cet outil de mesure permet de constater l'évolution de l'artificialisation des sols à l'échelle de chaque commune. Il donne les moyens aux territoires et aux citoyens de suivre, via internet, l’évolution de l’artificialisation et plus largement à terme de l’occupation et de l’usage des sols. Les premières données sont mises à disposition avec l’ouverture du portail, début juillet 2019. Au travers d’un visualiseur cartographique, l’internaute peut, en quelques clics, pointer un territoire et obtenir des indicateurs sur l'artificialisation. Il peut découvrir les surfaces artificialisées depuis 2009, avec un pas de temps annuel. Ces données permettent ainsi aux documents d’urbanisme de faire un historique de leur consommation d’espaces durant les 10 dernières années, comme demandé par le code de l’urbanisme. La différenciation des surfaces par rapport à leur destination (habitat, activités, zones commerciales…) par territoires est également disponible.

A NOTER

  • La première version de l'observatoire disponible sur ce site s'appuie sur les fichiers fonciers pour fournir les données de flux concernant l'artificialisation des sols, appelée plus communément dans le code de l'urbanisme "consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers" ;
  • cette première version ne donne les chiffres que sur la métropole, une mise à jour est prévue afin d'intégrer les territoires d'Outre-Mer ;
  • les chiffres fournis mesurent l'artificialisation des sols, qui constitue un type de consommation d'espaces c'est-à-dire le passage d'un sol d'une occupation "naturel, agricole ou forestier", à une occupation "urbanisé" ; l'observatoire sera amené à évoluer pour s'enrichir d'autres données ;
  • à terme, les données nationales fournies par l'observatoire utiliseront également des données d'occupation du sol grande échelle en complément des fichiers fonciers.

En savoir plus

Page de Garde du Plan Biodiversité

Le plan biodiversité

Dévoilé le 4 juillet 2018, le Plan biodiversité vise à renforcer l’action de la France pour la préservation de la biodiversité et à mobiliser des leviers pour la restaurer lorsqu’elle est dégradée. L’objectif est d’améliorer le quotidien des Français à court terme et de garantir celui des générations à venir.

Structuré en 6 axes stratégiques, 24 objectifs et 90 actions, le Plan biodiversité aborde la lutte pour la préservation et la restauration de la biodiversité dans sa globalité.

Accéder au site du Plan Biodiversité